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Frontière libyenne 2011 : la vidéo des opérations de téléphonie
Découvrez les opérations de téléphonie de TSF à la frontière tuniso-libyenne en vidéo !

 


Mission financée par le Service d'Aide Humanitaire de la Commission européenne

 

Cette mission a également été possible grâce au soutien de nos autres partenaires : la Fondation Vodafone, la Fondation des Nations Unies, Inmarsat, Eutelsat, AT&T, PCCW Global, Cable&Wireless Worldwide, Vizada, IT Cup, la Communauté d'Agglomération de Pau et le Conseil Régional d'Aquitaine.
10 March TSF Tunisia-Libya Transit camp 2-400
10 March TSF Tunisia-Libya Transit camp 4-400
Depuis le 25 février, TSF était déployé à la frontière de la Libye et de la Tunisie, au camp de transit de Chucha où des milliers de gens ont trouvé refuge.

TSF a mené pendant 80 jours des opérations de téléphonie humanitaire à l’entrée du camp de transit. Les victimes de crises humanitaires ont besoin de services de télécommunications rapides et fiables pour rétablir le contact avec les membres de leur famille dont ils ont été séparés, et organiser leur évacuation. Rétablir les liens de communication est essentiel.

Le 15 mai, plus de 30 500 familles réfugiées au camp de Chucha ont pu joindre leurs proches, vers 115 destinations du monde entier. Cette action représente 84 000 minutes offertes et 40 000 connexions satellites au bénéfice de populations de 40 nationalités différentes.
Ces appels prioritaires leur permettent de rassurer leurs proches restés sans nouvelles, mais aussi et surtout de recevoir une assistance personnalisée. Au-delà du soutien psychologique apporté aux victimes, le rôle de TSF est aussi de trouver des solutions concrètes et appropriées aux besoins des familles affectées.

Depuis le 15 février, plus de 500 000 personnes ont fui la Libye pour trouver refuge dans les pays voisins : la Tunisie et l'Egypte en particulier. 60 000 autres personnes ont fui vers le Soudan, le Tchad, le Niger et l'Algérie.


18 March ECHOTSF Tunisia-Libya Transit camp 2-200L'équipe TSF témoigne du terrain...

"Nous avons permis à des réfugiés originaires du Ghana de donner des nouvelles à leurs familles. Mais tous les jours, nous les retrouvons à côté de notre centre, sans solution de rapatriement... Il n'y a pas de consulat du Ghana à Tunis. Nous décidons donc d'appeler le consulat du Ghana en Algérie. L'interlocuteur les assure de son assistance officielle et après plusieurs échanges téléphoniques, le 1er mars, l'engagement est tenu: le représentant du Consul lui-même est arrivé dans le camp et a pris en charge ses ressortissants."

"Masi et Mohamed, originaires de Bamako, au Mali sont arrivés à la frontière le 25 février en fin de journée. Grâce à TSF, ils ont pu appeler l’ambassade du Mali à Tunis qui les a assurés d’une assistance officielle."

“Une centaine de Nigériens, certains sans papiers, n’avaient aucune nouvelle de leur gouvernement et aucune information concernant la date de leur possible rapatriement au Niger. Ils ont désigné des porte-parole qui sont venus nous trouver, pour tenter de joindre l’ambassade du Niger, quelque part. Nous avons appelé l’ambassade du Niger en France et nous avons finalement réussi à obtenir le numéro personnel de l’Ambassadeur du Niger en Algérie, qui est entré en contact avec l’OIM pour organiser le rapatriement de ses ressortissants. Quelques jours plus tard, avant qu’ils ne montent dans le bus pour l’aéroport, quelques-uns d’entre eux sont venu nous dire au revoir, en nous remerciant chaleureusement.”

“Nous ne pouvons pas encore retourner au Bangladesh,” déclare Nienn. “Mais parler avec mes parents au téléphone rend l’attente moins pénible.” Lorsque les violences ont éclaté à Zawiyah, dans l’ouest de la Libye, le travailleur immigré Bangladais Mohammed Nienn, 28 ans, métallurgiste, était au travail. Dans l’urgence de la fuite, il a sauté dans un taxi avec trois autres Bangladais et s’est dirigé vers la frontière tunisienne, où un bus l’a conduit au camp de transit de La Chucha, à 6km de la ville frontière de Ras Jedir. Dix jours plus tard, il était toujours là, dans
l’attente d’un vol pour Dhaka. “Ma famille me demande de rentrer le plus vite possible,” a-t-il expliqué à IRIN. “Mais ce n’est pas si facile. Il y a tant de Bangladais ici. L’attente pour se rendre l’aéroport est très longue.”
Source de ce dernier témoignage: www.irinnews.org - 14 mars 2011

 

7 March TSF Tunisia-Libya Transit camp 2-400 7 March TSF Tunisia-Libya Transit camp 4-400

 

 













Pour assurer une meilleure coordination, TSF avait également installé une connexion wifi au camp de transit de La Chucha, à l'aide d'équipement satellite et d'un router wifi.  Plusieurs organismes ont bénéficié de cette connexion : l’OIM (Organisation Internationale pour les Migrations), les autorités locales, ainsi que des équipes médicales.
Au-delà de la mise en place de connexions Internet et de lignes satellites haut débit, les équipes TSF ont également apporté un soutien technique et télécom à l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) qui gérait les camps temporaires à la frontière.  

Le camp de transit est un passage obligé pour tous les migrants venus de Libye avant qu’une solution à plus long terme ne leur soit proposée. TSF se devait de répondre à leurs besoins prioritaires. Cette réponse auprès des populations déplacées a dû être adaptée car leurs besoins ont évolué en fonction de l’incertitude et de la durée de leur rapatriement.

La population des camps a significativement diminué suite à l’accélération des opérations d’évacuation.

 

28 Feb TSF Tunisia-Libya Transit camp 40027 Feb TSF Tunisia-Libya Transit camp 6